Les Ultrabatics, planeurs ultralégers de voltige totale – partie 2/3

Dans la première partie de cette série, nous avons évoqué l’historique des Ultrabatics. Voyons maintenant ce qui en fait des voltigeurs abordables.

Du VTPR abordable

Construits en mousse renforcée par quelques raidisseurs carbone ou bois, ces planeurs sont moins onéreux qu’un beau planeur de voltige en fibre. C’est un vecteur de progression dans le pilotage pour au moins 2 raisons :

  • le faible prix permet de « franchir le pas » à l’achat. Ce type de planeur est plus disponible que les voltigeurs fibre à la française dont la distribution commerciale se fait au compte goutte. On peut donc facilement décider de « s’essayer » à la voltige planeur. Ce pourrait même être un moyen d’attraction pour les adeptes de sports free-styles qui n’ont jamais fait de modélisme, mais qui auraient une attirance pour ces évolutions artistiques sur la vague invisible de l’air ascendant…
  • le faible prix se ressent également en l’air ! Le pilote sera moins frileux pour prendre des risques et tenter des figures avec un planeur qui ne lui a pas coûté une année d’économies sur son budget modéliste.

Une vidéo du Vagabond, Ultrabatic commercialisé en ARF disponible pour 125€ :

Puisque l’on parle des risques pour la machine, il est intéressant de parler de la robustesse de ce genre de planeur. En effet la faible inertie implique des contacts avec la planète à faible énergie (ni masse ni vitesse élevées). Les retours au sol involontaires sont donc rarement cruciaux.

Bien sûr, les qualités de vol sont en deçà des voltigeurs haut de gamme en fibre.

Le rendement voilier est faible, ce qui disqualifie particulièrement les Ultrabatics :

  • en conditions turbulentes (si la dynamique n’est pas laminaire les trajectoires, voire la conservation d’énergie, sont capricieuses)
  • en vol thermique de montagne (ils sont trop mauvais en transition).

Les figures à grand développement vertical leur restent difficiles.En fait elles sont possibles mais avec une faible amplitude, et pas en air neutre. Par exemple il sera quasiment impossible de passer un 8 vertical avec un Ultrabatic après avoir gagné de l’altitude dans un thermique puis en redescendant.

Par contre dans 10km/h de vent en bord de falaise cela devient possible. Certaines figures passent étonnamment dans une dynamique très légère.

La vidéo en début d’article esquisse le caractère abordable des Ultrabatics : 2 figures rarement vues sur les pentes, puis 2 figures classiques qui passent dans une dynamique très faible (10-15km/h de brise en falaise).

Pour terminer : la taille réduite (souvent 1m50 d’envergure ou un peu moins) favorise une utilisation nomade, avec un minimum (voire une absence) d’outillage et une mise en œuvre rapide sur la petite pente du coin après le boulot.

lunatik-07

Le LunatiK, mon Ultrabatic à construire…

Dans la dernière partie de cette série, nous verrons ce qui rend ces petits planeurs assez sauvages, et à quoi il faut s’attendre si on décide de franchir le pas…

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