Voltige Totale en Beaufortain – été 2019

(For our readers in English: the video, fully translated, is at the bottom of the page.)

Cette vidéo réalisée par Stéphane Combet montre bien où nous en sommes d’une évolution nourrie de notre imagination et de notre travail.

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Si la pente conditionne le planeur, c’est le planeur qui forme le pilote. Les échanges avec d’autres pilotes expérimentés et imaginatifs augmentent le plaisir et ouvrent d’autres horizons. Le vol thermique de relief que nous pratiquons depuis de très nombreuses années dans le Beaufortain conduit à perfectionner régulièrement les modèles pour s’adapter aux conditions steve et stéphanechangeantes de l’aérologie de montagne. Le vol thermique de relief se prolonge tout naturellement dans la voltige et nous entraîne à améliorer sans arrêt les planeurs pour plus de maniabilité et de précision aux commandes.

Seul on va plus vite, mais à plusieurs on va plus loin : l’été 2019 a vu plusieurs pilotes expérimentés lancer  leurs modèles dans des sites superbes et affirmer des styles de pilotage différents. Venant des Pyrénées, des Alpes, du Jura, du Midi et même de Californie ils ont encore contribué à perfectionner une voltige silencieuse utilisant les seuls courants aériens. Cette contraintes en volvoltige dépasse largement la voltige des machines grandeur. Leurs évolutions poussent encore plus loin l’art de la voltige R.C. véritable musique géométrique. Pour ces pilotes, le jeu consiste aussi à aller aux limites de la mécanique du vol.

 

Les possibilités de nos machines offrent désormais de nouvelles perspectives sur des enchainements originaux à formaliser.

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Le jeu est ouvert et intéressera les plus entreprenants.

Bons visionnages et surtout bons vols.

9 réflexions sur “Voltige Totale en Beaufortain – été 2019

  1. Graham Woods dit :

    Bravo François, Stéphane et Steve, une bonne réflexion. Je pense à la même mainière. En Angleterre c’est la portance dynamique avec un peu thermique pour nous. Je dois essayer le vol Alpin un jour. (Après cette contagion Chinoise est fini, on espère, à l’année prochaine, peût-être.) Salut à tous. Graham Woods

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  2. François Cahour dit :

    Le vol thermique de relief permet de varier les conditions aérologiques. Les planeurs doivent aussi être adaptés aux posés en pente. Enfin la voltige totale conduit à repenser la conception générale des machines, aussi bien dans leurs proportions géométriques que dans les dispositifs de commande. Les planeurs de cette vidéo montrent l’efficacité des solutions adoptées après beaucoup de tâtonnements et d’erreurs peu à peu corrigées. Ces planeurs ouvrent la voie à une nouvelle voltige à la fois rigoureuse dans sa géométrie et son placement mais aussi imaginative dans les enchainements et le rythme des figures.

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  3. aupies dit :

    Bonjour,
    j’aime ces vidéos de voltige lente , ces enchaînements précis dans une portance généreuse !
    pouvez-vous donner une idée de la Vz moyenne pendant les figures et les dimensions estimées de la plage de portance ?

    merci

    André

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    • François Cahour dit :

      La vitesse moyenne d’évolution en voltige dépend essentiellement de la charge alaire. Donc un planeur léger ira moins vite dans toutes les phases de vol. Pour les réglages, j’ai privilégié un Cz de 0.3. Mais en voltige, l’incidence varie dans de très grandes proportions et il faut que le profil et la courbure variable supportent de grandes variation d’incidences. C’est le cas de la série SB96V et VS dessiné en 1996 par Serge Barth, pour mes machines à incidence différentielle. Le terme d’incidence différentielle peut d’ailleurs être jugé impropre par les puristes: il s’agit plutôt de calage variable et différentiel. Mais les habitudes du langage s’imposent naturellement.
      Des essais sérieux d’autres profils ne nous ont pas convaincus en voltige et en gratte dans les conditions que nous fréquentons habituellement.
      Au sujet de la charge alaire, les planeurs lourds donc chargés démontrent une voltige géométriquement plus propre, mais sont finalement limités à des conditions favorables: vol de pente et forts contrastes thermiques. Notre équipe préfère les faibles charges alaires, compensées par une pureté aérodynamique pour pénétrer et durer par toutes les conditions du vol thermique de relief que nous rencontrons le plus souvent. Ceci conduit à développer des modes de construction adaptés.

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  4. Andre Rutten dit :

    Bonjour François,

    Merci pour ces précision sur les planeurs utilisés .

    Les termes Vz et de plage de portance que j’emploie évoquent la qualité de la masse d’air qui conditionne les enchaînements de figures .
    En ce sens préciser aussi sur la vidéo la vitesse moyenne de l’ascendance et son volume utilisable serait intéressant et mettrait en valeur la qualité de la voltige .

    Andre

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    • François Cahour dit :

      Tout à fait d’accord avec cette remarque. Beaucoup trop de vidéos montrent des planeurs qui font des enchainements complexes, mais dans une portance copieuse souvent trahie par l’agitation de l’herbe aux pieds du pilote ou par le sur-pilotage très visible pour les connaisseurs! Nous volons habituellement et de préférence dans des portances très modérées: des pilotes peu habitués à ces situations ont été stupéfaits de la capacité des nos machines à restituer dans les portances modérées qu’ils avaient du mal à exploiter avec leurs planeurs préférés. Au club de Vienne, je vole souvent quand les grandes machines se posent et ça n’étonne plus personne. Sur la Crête de Douce en 2018, Steve L. a relancé 17 fois son Ahi (selon lui-même) quand je n’ai lancé mon Troll qu’une fois et en voltigeant presque tout le temps. Pourtant c’est un excellent pilote.
      La difficulté est de bien mesurer cette vitesse verticale de l’ascendance locale alors qu’elle est variable selon la zone et selon l’ensoleillement. Donc ça change tout le temps, pas comme sur le littoral. Ceci dit, il m’arrive aussi d’aller au trou et de devoir remettre le moteur, mais c’est rare…et je considère que j’ai perdu. Le moteur permet d’ailleurs de voler plus loin, de prendre plus de risques et donc finalement d’apprendre encore et toujours. Certains le mettent par confort et ne progressent pas d’autres évitent de le mettre par jeu et progressent.

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  5. aupies dit :

    Exactement , «  la pente fait le planeur »:-)
    ces planeurs sont dessinés pour un contexte différent . L’ahi est carrément fait pour voltiger tout près et dans un mouchoir sur les petits dénivelés , il a la finesse d’un moineau mais dans son contexte c’est une merveille , ce qu’il peut faire dans une plage de portance étroite un 2 mètres ne le fera jamais et inversement .

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    • François Cahour dit :

      Le Ahi est une excellente machine, conçue à l’origine pour voler au bord de la mer et principalement sur les dunes ou les petites falaises. Le mad-stab qu’avec Stéphane nous avons développé et expérimenté augmente encore ses capacités et lui permet des flips de toutes nature. La vrille à plat lui est aussi accessible comme je l’ai découvert dès mon premier vol avec cette merveilleuse petite machine. C’est vraiment l’outil pour découvrir la voltige de base ou la voltige évoluée à proximité du pilote dès que la portance le permet. A utiliser sans modération. Ça place les gestes et les réflexes, et ça permet ensuite de passer à du plus grand avec facilité. Il permet aussi les descentes tranches grâce à sa géométrie.

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